Déclaration de Monsieur BERNARD ,
devant la cour d'appel de Paris le 1er septembre 2000
Je me présente devant vous, une nouvelle fois. Le dossier n'a pas changé pour ma "participation". Je n'ai rencontré mon juge d'instruction que deux fois en dix mois. Et les motivations du refus sont toujours les mêmes !
Dans ce dossier, on voudrait que je dise quelque chose que j'ignore. De plus, ma détention par sa longueur, entraîne des problèmes de plus en plus insolubles pour moi. Je risque de perdre le peu de biens que je possède, mon appartement est en danger faute de moyens pour régler le loyer. Mon dossier C.A.F. est devenu une source dl imbroglios entre le fait que je sois dans l'Essonne et ma famille dans le Mor-Bihan.
Je ne vous parle par du fait que mon fils a besoin de moi. Sa mère l'a abandonné à l'âge de six mois. Pour en revenir à l’affaire qui nous importe, je sais que seule l'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste vous autorise à me garder en prison. Ce chef d’inculpation, je vous le rappelle, a déjà été dénoncé par des instances internationales.
J'offre des garanties de représentation que je pense très solides. Je vis à la même adresse depuis neuf ans; j'ai toujours vécu dans la même ville depuis ma majorité. Je suis père célibataire, donc tenu par la scolarité de mon fils; mes ressources sont d'environ 6000 F par mois et personne, avant cette affaire, ne jugeait que cela soit insuffisant. J'ai cessé de travaillé en 1999 pour me consacrer à l'éducation de mon fils; si j'avais été une femme, personne n'aurait trouvé rien à redire. Ce n'est pas à vous que je vais apprendre que s'occuper d’un enfant de 6 ans est un travail à plein temps.
C'est pourquoi, je vous demande ma remise en liberté, associée à un contrôle judiciaire renforcé.
Je vous remercie de votre attention.