Une demande de mise en liberté par jour

 

            Depuis fin août, Gérard BERNARD dépose une demande de mise en liberté par jour. Il est décidé à faire systématiquement appel des refus que lui oppose le juge d’instruction. Le 1er septembre dernier, il a été extrait de prison pour passer devant la Cour d’Appel. Lors de la fouille (la troisième de la journée !) au Palais de Justice de Paris, il a refusé de s’accroupir et de relever son sexe. Un gendarme l’a alors brutalement peloté. Le militant breton a dit : « Je vais porter plainte », le militaire français a répondu : « Je ne fais que mon travail ! » Devant la Cour d’Appel, où il se présente sans avocat en application de l’article 6, paragraphe 3, alinéa c de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales « Tout accusé a droit à (…) se défendre lui-même », il n’a même pas le droit de disposer d’un crayon pour noter ce qui se dit ! Réflexion d’un gradé à sa protestation : « Tu notes dans ta tête ! ».

            A l’occasion de cette comparution, Gérard BERNARD a lu aux magistrats la déclaration devant la cour d'appel de Paris le 1er septembre 2000