Gérard Bernard : Jack Lang ému
Plusieurs députés socialistes dont Jack Lang s'alarment des conditions de détention de Gérard Bernard.
Le Lorientais Gérard BERNARD est emprisonné depuis plusieurs semaines dans le cadre des interpellations intervenues après le vol d'explosifs de Plévin.
Un autre Lorientais, Claude Le Duigou, a alerté des élus socialistes sur les conditions de détention de Gérard Bernard. Il a obtenu des réponses.
Alain Gouriou, député des Côtes-d'Armor, Jacqueline Lazard, Yvon Abiven, François Cuillandre, Jean-Noël Kerdraon et Gilbert Le Bris, députés du Finistère accusent réception du courrier de Claude Le Duigou et indiquent l'avoir transmis à Laurent Fabius, président de l'Assemblée nationale et président de la commission d'enquête sur les prisons. « Des progrès dans le sens d'un meilleur encadrement des règles internes aux prisons ont été suggérés par un rapport récent (...) Nous serons très attentifs dans les semaines et les mois qui viennent à ce que la situation des détenus connaisse de réels progrès. Le contexte actuel semble le permettre », écrivent ces députés bretons.
Autre réponse, celle de Jack Lang. « C'est avec la plus grande attention que j’ai pris connaissance de votre émouvant courrier dans lequel vous me faites part des conditions de détention difficiles de votre ami », écrit l'ancien ministre à Claude Le Duigou. « Je comprends sans mal votre sentiment. Je suis extrêmement touché par les faits que vous me décrivez ». Lui aussi a transmis le dossier à Laurent Fabius. « Je forme le vœu que les valeurs d'humanité et de respect de l'individu ne restent pas aux portes des prisons.
Dans son courrier à Laurent Fabius, Jack Lang reprend une partie des affirmations de Claude Le Duigou « Gérard Bernard dénonce les conditions difficiles de sa détention, les fouilles au corps répétitives et dégradantes qu'il subit, les raisons injustifiées de son placement au mitard, la censure que connaissent les prisonniers pour communiquer avec leurs proches. L'accès à la libre information et à la lecture de la presse abordant des sujets sensibles tels que celui des prisons françaises ne semble pas être respecté au sein de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Je forme le vœu que le système carcéral français puisse prendre en considération les exigences d'un état de droit tel que le nôtre. » termine le député-maire de Blois.
Ouest-France - 17 mars 2000