Les policiers "antiterroristes" sautent sur Carnac
Le numéro 19, daté d’octobre 2000, du bulletin « Le Menhir Libre » publié par l’Association Menhirs Libres vient de paraître.
Il contient, entre autres, le témoignage de Monsieur Jean N., un habitant de Carnac.
Il a subi le lundi 2 octobre 2000 une interpellation sur son lieu de travail. L’équipe policière était composée de sept membres du S.R.P.J. de Rennes et de la D.N.A.T. de Paris.
Après la perquisition de son domicile et de sa voiture, Monsieur Jean N. a été transféré au commissariat de police de Rennes d’où il est sorti libre le lendemain.
Sous prétexte d’enquêter sur l’incendie du belvédère commis au printemps 1999, les enquêteurs l’ont interrogé sur l’opposition au projet de « Menhirland » à Carnac.
Les policiers agissaient sur commission rogatoire du juge Gilbert THIEL du parquet « anti-terroriste » de Paris.
Une fois de plus, le prétexte d’enquêter sur des actes terroristes cache mal la volonté de s’en prendre à un militant et à une association qui s’opposent à la mise en coupe réglée du patrimoine breton.
La Coordination Anti-Répressive de Bretagne y voit un nouvel exemple de la FASCISATION du pouvoir français qui détourne les procédures afin d’intimider et de terroriser ceux qui, d’une façon ou d’une autre, s’obstinent à penser et à agir hors des normes.
Elle apporte son soutien au Carnacois inquiété et à l’Association Menhirs Libres dont elle salue l’esprit de résistance.
Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,
le porte parole, Claude Le Duigou
le 14 novembre 2000.