"Pratiques inadmissibles" en garde à vue et en prison : la France critiquée par le Comité Européen pour la prévention de la torture.
Le Comité pour la Prévention de la Torture et et des traitements inhumains ou dégradants vient de rendre un rapport sur la situation en France. Ce comité est une organisation spécialisée et très officielle qui relève du Conseil de l'Europe. La volée de bois vert qu'il envoie à la France, patrie autoproclamée des droits de l'Homme, rejoint et conforte les critiques que nous exprimons régulièrement depuis l'automne 1999, notamment pour ce qui est des gardes à vue et de la situation dans les prisons où, nous le répétons sans désemparer, la situation des malades est particulièrement préoccupante. Ce rapport, cité par les quotidiens français "Libération"(http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20010719jeuj.html ) et "Le Monde" (http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--209230-,00.html), dénonce les "pratiques inadmissibles" de la police politique française D.N.A.T. (Division Nationale Anti "Terroriste") qui prive de sommeil les personnes gardées à vue pendant 96 heures (pas de couvertures, lumière constamment allumée), sans accorder de repos suffisant entre les interrogatoires. L'hôpital des prisons de Fresnes, où ont justement été "soignés" les prisonniers politiques bretons Alain Solé et Paskal Laizé, est particulièrement critiqué dans le rapport et fait partie des sites "en deça des normes d'un pays démocratique".
La Coordination Anti-Répressive de Bretagne dénonce encore une fois les agissements des dirigeants français, droite R.P.R. et gauche plurielle , et exige la mise en liberté immédiate des sept prisonniers politiques bretons détenus dans les prisons françaises de la région parisienne.
Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,
Le porte-parole,
Claude Le Duigou.
le 19 juillet 2001