Trois membres du groupe "SARAH" en garde à vue : la police politique française n'aime pas le rock breton

Depuis le lundi 18 décembre 2000, trois jeunes Bretons, membres du groupe de rock « SARAH » (contrairement à certaines informations complaisamment diffusées, « SARAH » n’est pas dissous mais ses activités sont simplement suspendu), sont en garde à vue, sous le contrôle du service régional de la Police Judiciaire française à Roazhon (Rennes).

Même si c’est trois jeunes sont aussi membres du mouvement politique Emgann (Gauche Indépendantiste), ce qui est leur droit le plus strict, l’application de la législation « anti-terroriste » à leur cas relève d’une dérive inquiétante qui n’est pas nouvelle. En effet, une personne proche du groupe qui a été interrogée hier par la police française souligne que les interrogatoires concernent bien plus la vie interne du groupe et ses activités artistiques que les enquêtes en cours (depuis combien de temps, au fait ?) sur le vol d’explosifs de Plévin (8 septembre 1999) et le tragique et toujours mystérieux attentat de Quévert (19 avril 2000), prétextes que « des bonnes sources » ont complaisamment diffusés…

            La Coordination Anti-Répressive de Bretagne renouvelle sa dénonciation de la FASCISATION développé par les autorités françaises et rappelle que déjà l’an dernier en décembre 1999, trois enfants d’une même famille, âgés de neuf, dix et treize ans, avaient vu leurs brosses à dents, au prélèvement et fichage A.D.N.

 

 

Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,

le porte parole, Claude Le Duigou

le 18 décembre 2000.

 

CD disponible : « Ez Eterninmens », 1999

Site internet du groupe SARAH : www.geocities.com/sunsetstrip/lounge/2712

Contact : xsarahx@aol.com