La fascisation du pouvoir français : une femme de 77 ans en garde à vue

Un nouveau pas semble avoir été franchi dans l’aggravation des atteintes aux libertés démocratiques que se permettent les services officiels de l’État français en Bretagne.

Deux femmes ont été interpellées à Fougères (Ille-et-Vilaine) le mardi 24 octobre 2000. Elles ont été toutes deux transférées au commissariat de la police française de Rennes (Ille-et-Vilaine) et interrogées toute la journée, avant d’être remise en liberté.

L’une d’elles a été arrêtée sur son lieu de travail : il est vrai qu’elle fait partie de la famille d’un détenu politique breton qui a épousé sa sœur.

L’autre ÂGÉE DE 77 ANS, est la grand-mère d’un autre prisonnier politique breton. Elle n’a du qu’a l’intervention énergique de sa compagne d’infortune de ne pas être placée dans l’une des infectes cellules de garde à vue du commissariat de Rennes que le député-maire de cette ville ou le procureur ne visitent jamais.

Informé de cette scandaleuse atteintes aux libertés démocratiques, le porte-parole des Verts dans le Mor-Bihan a justifié ces comportements par « la nécessité de lutter efficacement contre le terrorisme ».

La C.A.R.B. (Coordination Anti-Répressive de Bretagne), quant à elle, dénonce le processus de FASCISATION du pouvoir français qui menace les libertés du plus grand nombre.

 

Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,

le porte parole, Claude Le Duigou

le 25 octobre 2000.