Présentation de la CARB
Pourquoi lutter pour le sort des prisonniers politiques bretons ?
Définition de "prisonnier politique"
Présentation - Prezantiñ :
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Ar gCARB, Kenurzh Vreizh A-enep d’ar Groudadeg, ‘zo bodad ar c’homiteoù a-enep d’ar groudadeg savet goude ma oa bet serret ur bern tud e Breizh abaoe an dregont a viz Gwengolo 1999. Komiteoù ‘zo e meur a gêrioù e Breizh hag e rannvro Pariz. O falioù a zo difenn ar re o deus gouzañvet ar groudadeg-se. E-touesk an dud serret ez eo bet lakaet c’hwezek den dindan imbourc’h evit bezañ torret al lezennoù « a-enep d’ar sponterezh » ha daou zen all vije aet feulz ouzh poliserien zo bet lakaet ivez dindan imbourc’h en Naoned (Liger-Atlantel) d’an dregont a viz Ebrel 2000. E-touesk ar c’hwezek den zo bet lakaet dindan imbourc’h evit aferioù « sponterezh », seiz den zo toullbac’het c’hoazh e pevar prizon disheñvel e rannvro Pariz. |
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La CARB, Coordination Anti-Répressive de Bretagne, est la réunion des comités anti-répression qui sont nés suites aux vagues d’interpellations survenues en Bretagne depuis le 30 septembre 1999. Des comités existent ans plusieurs villes de Bretagne, en Occitanie et aussi en région parisienne. Ces interpellations ont abouti à 16 mises en examen pour infractions aux lois « anti-terroristes » et à 2 mises en examens pour des violences dont auraient été victimes des policiers à Nantes (Loire-Atlantique) le 30 avril 2000. Sur les 16 personnes mises en examen dans différentes affaires de « terrorisme », 7 sont encore détenues, dispersées dans 4 prisons de la région parisienne. |
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Tout an dud, toullabc’het pe laosket da vont, a zo bet serret en un doare boufon tre. Bep gwech ez eo bet tapet an urzhiaterien hag ar pellgomzerioù-ezoug hep bezañ rentet. Evel se ez eo bet lakaet jeu er gelaouenn viziek e Brezhoneg « Bremañ » hag en ur bern kevredigezhioù. Un den zo bet skarzhet gant e rener P.S ; hag ar memes rener en deus klasket skarzhañ daou zen all ; ul labourerez der varc’had he doa labouret c’hwec’h vloaz da heul e-pad an hañv evit memes embregerezh n’eo ket bet evit adkregiñ gant he labour dre ma oa bet ar polis o welet ar rener en araok evit lâret dezhañ he doa ar plac’h yaouank-se « mennozioù dañjerus ». Ur gazetennerez ‘zo bet tapet tout he dafar (urzhiater, modem,…) hag ur sindikalour leun amzer eus ar C.G.T. ‘zo bet tapet tout he dafar (urzhiater, anvioù an izili hag an dud tost eus ar sindikad). Distrujet ez eo bet paperioù sindikad. Ur vamm gozh 78 vloaz ‘zo bet lakaet dindan evezh e-pad un devezh a-bezh. Testoù ADN ‘vez graet war tout an dud klevet evel « testoù ». Ministr gall kozh an aferioù diabarzh ha poliserien o deus torret an douetañs a ziantegezh evit an dud serret hag ivez ar re ‘zo bet laosket da vont frank , ha gant sikour ar mediaoù.
Hiziv an deiz, tri eus an seiz prizoniad politikel breton ‘zo klañv ha n’int ket evit bezañ soagnet. Tud kaer hag avokaded ar brizonidi a zle ober beajoù ker ruz ha hir . Mont a ra buhez sokial ar familhoù war fallaat. Se ‘zo kaoz e ‘z a war-raok ar genurzh evit stourm a-enep ar groudadeg-se. E miz Gouere 2000 ez eo bet savet ur burev gant pemp ezel, ur vouezh aotreet en o zouesk. Al lec’hienn-se, savet e miz Gwengolo 2000 a ginnig deoc’h tu kuzhet ar vro en em ginnig hec’hunan « Bro ar gwirioù mab den ». Marteze e lako ac’hanoc’h da gemer perzh mod pe vod er stourm a-enep d’ar groudadeg.
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Les arrestations des personnes actuellement détenues et les interpellations des personnes actuellement en liberté, qu’elles aient été mises en examen ou non, se sont souvent effectuées de manière particulièrement brutale. Systématiquement, les ordinateurs et les téléphones portables ont été saisis, sans être rendus. C’est ainsi que, par exemple, le fonctionnement du mensuel en langue bretonne « Bremañ » et de plusieurs associations a été sérieusement perturbé. Une personne a été licenciée par un patron P.S. ; le même patron a voulu pousser deux employés vers la sortie ; une jeune femme vacataire six étés de suite pour le même employeur, n’a pas pu travailler l’été dernier suite aux pressions de la police. De même, une journaliste professionnelle s’est fait saisir tout son matériel professionnel (ordinateur, modem,…) tandis qu’un syndicaliste, permanent C.G.T., a constaté la saisie de son matériel syndical (ordinateur, répertoires d’adhérents et de sympathisants) et la destruction hargneuse de documents syndicaux. L’ancien ministre français de l’Intérieur et plusieurs policiers ont manifestement violé la présomption d’innocence des personnes arrêtées, y compris celle de personnes finalement mises hors de cause, et ce avec la complicité des médias aux ordres. Aujourd’hui, 3 des 7 prisonniers politiques bretons sont malades et ne peuvent bénéficier des soins nécessaires. Les proches des prisonniers et leurs avocats doivent subir des déplacement coûteux et éprouvants. La situation sociale des familles des détenus se dégrade. Face à tout cela, la Coordination se structure pour lutter contre la répression. Elle s’est dotée, en juillet 2000, d’un bureau de 5 membres, dont un porte-parole. Elle travaille en relation avec « Skoazell Vreizh » (Comité de soutien aux familles des détenus politiques bretons) et le Collectif de Femmes crée suite aux violentes rafles de juin 2000. Ce site crée en septembre 2000 vous permettra de découvrir la face cachée de la patrie auto-proclamée des Droits de l’Homme et vous incitera peut-être à participer, d’une façon ou d’une autre, à la lutte contre la répression.
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Pourquoi lutter pour le sort des prisonniers politiques bretons ?
Lettre aux lâches qui ferment les yeux
Ou
Pourquoi lutter pour le sort des Prisonnier Politiques Bretons ?
Ceux qui luttent depuis désormais des mois dans l’inquiétude contre la répression ou plutôt l’oppression policière française en Bretagne, sont à mon sens engagés dans un combat courageux et méritent le soutien de tous.
Pourtant, une frange de la population et des hommes politiques tant Bretons que Français abordent le sujet de nos compatriotes incarcérés avec parfois de l’hostilité, souvent avec du mépris, toujours avec embarras.
On assimile trop souvent les défenseurs des prisonniers avec de supposés groupes extrémistes. Pourtant le problème posé ne relève pas seulement du militantisme actif, voire acharné, mais avant tout DES DROITS ÉLÉMENTAIRES DE CES HOMMES et devrait donc concerner tous ceux qui d’habitude prétendent avoir des valeurs « humanistes », « démocratiques » et « solidaires » ; ces prétendus défenseurs de leur République indivisiblement décrétée par eux-même « pays des droits de l’homme » (avec tout les contradictions relevés par les organisations et comités traitant du sujet) sont coupables de lâcheté ; ils n’ignorent rien de la situation mais ne font rien…
Alors pourquoi lutter et se démarquer de ces lâches ?
· Parce que les prisonniers politiques bretons dépendent d’une juridiction d’exception ( l’exception en matière de justice et de détention n’est-elle pas déjà contraire aux droits de l’Homme ?) : garde à vue de 96 heures, avocat seulement à partir de la 72è heure, détention préventive en région parisienne, super juges disposant de pouvoir de seigneurs (Le Vert & Co)…
· Parce que trois prisonniers politiques bretons ne reçoivent pas les soins adaptés et que leur état depuis leur arrestation n’a cessé de s’aggraver : un diabétique, devenu insulino-dépendant, n’est pas correctement suivi ; un accidenté de la route en attente d’une hypothétique opération qui chute en allant voir le juge ; un autre, père d’un petit garçon, atteint de problèmes thyroïdiens, voit son état se dégrader. Va-t-on les laisser crever en silence ?
· Parce que leurs lettres sont ouvertes, leur courrier censuré, de nombreuses publications leur sont interdites, en totale contradiction avec leur droit à l’information et à la libre expression.
· Parce que certains sont en prison depuis plus d’un an alors qu’aucun procès n’a encore eu lieu et que le dossier est plus mince que ne le devient un gréviste de la faim. Disparition de la présomption d’innocence ?
· Parce que certaines personnes relâchées se voient interdire de communiquer avec d’autres tel ce journaliste breton qui ne peut même pas parler avec son rédacteur en chef. Où est la liberté de la presse ?
· Parce que les amis, familles et membres du mouvement auquel appartenaient les militants arrêtés continuent de subir des pressions inacceptables comme ces deux animateurs de radios renvoyés uniquement pour leur appartenance à un parti breton.
Les responsables de cette situation seront toujours plus coupables que les prétendus « dangereux terroristes » dont fait probablement partie cette pauvre dame de 78 ans mise en garde à vue. Car pendant que les gens se taisent et se terrent chez eux plutôt que d’agir, les arrestations continuent !
Les pires de tous sont encore les partis politiques qui « soutiennent » les revendications des prisonniers politiques mais qui disparaissent dès que l’action sur le terrain est sollicitée. Lorsque l’on adopte une position à des fins humanitaires (comprenons bien « électoralistes ») il faut encore les assumer.
Que les autres ouvrent les yeux, apprennent à différencier la propagande du ministère de l’Intérieur de l’information réelle et se joignent à ceux qui luttent.
La devise des prisonniers politiques bretons est « Osons lutter, osons vaincre », alors OUI osons…
OLC grèviste de la faim - le 4 novembre 2000 à Rennes
Définition
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Qui est prisonnier politique selon Amnesty International?
En parlant de “prisonniers politiques”, Amnesty désigne toutes les personnes détenues par les autorités de leur pays pour des raisons ayant un lien avec la politique. Ce lien peut tenir à la nature des faits qui leur sont reprochés, aux motivations qui les ont fait agir, où à celles des autorités qui ont engagé les poursuites.
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